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Compte-rendu GT DIDASP, 16 mars 2017

 

 38ème Colloque du GERAS à Lyon
14h-17h

 Version PDF (avec annexe) disponible ici

Présent.es. : Sophie Belan (Université de Nantes), Bouchra Brahimi (Université Tlemcen, Algérie), Kate Brantley (Université Lille 3), Anaïs Carnet (Université de Bourgogne), Catherine Colin (ENS Paris-Saclay), Aude Labetoulle (Université Lille3), Evgueniya Lyu (Université de Liège), Cédric Sarré (ESPE Paris), Daniel Shug (Université Paris 8, Université de Venise), Ana Laura Vega  (Université Paris 3), Shona Whyte (Université de Nice)

 

1. Discussion autour des articles envoyés par Shona Whyte et Cédric Sarré, sur le thème "Learner Corpora in EAP"

Cf. Liste des questions de préparation en annexe (voir pdf).

→ Etant donné l'intérêt grandissant pour cette thématique, l'idée – déjà évoquée lors d’une réunion précédente – que l'élaboration d'un corpus d'apprenants puisse faire l'objet d'un projet pour le groupe est de nouveau considérée. Le groupe pourrait ainsi élaborer un corpus d'apprenants avec différents types de textes (emails, abstracts, essays…) selon les tâches réalisées par les étudiant.es.

 

2. Présentation de Lesley Graham: Défi international, un dispositif d'accompagnement pédagogique et linguistique pour l'enseignement de l'anglais

Lesley Graham a présenté le dispositif "Défi International", mis en place à Bordeaux (Département langues et cultures (collège SHS)) pour soutenir les enseignants désirant se former et être accompagnés dans l'enseignement de leur discipline en anglais (financement IDEX).

Le projet vise à accompagner les enseignants non spécialistes de l'anglais devant réaliser tout ou partie d'une formation en anglais (notamment au niveau master). Jusqu'ici, les enseignants en ayant bénéficié sont surtout des enseignants de disciplines autres que SHS (biologie, santé, droit…).

Plusieurs principes sont au cœur de la formation : sensibiliser à l'enseignement en contexte multiculturel (20 étudiants internationaux = 20 cultures d'apprentissage différentes) et au fait qu'il ne s'agit pas uniquement de transférer ce que l'on fait d'habitude dans une langue différente (la charge cognitive étant en outre plus lourde à la fois pour les élèves mais également pour l'enseignant), donner plus de confiance aux enseignants pour leurs cours en anglais, accompagner les équipes des masters internationaux dans la mise en place des diplômes, développer une approche fondée sur le travail en équipe afin de former une communauté de pratiques.

Le dispositif s'articule autour de plusieurs volets indépendants, laissés au choix des enseignants : stage intensif de 3 jours (travail du classroom English, des différentes possibilités pour reformuler en anglais, des formats d'interaction possibles), aide personnalisée pour tester un cours en anglais avant de le réaliser devant les étudiants, ateliers de conversation, "shadowing": travail en doublette où un enseignant d'anglais peut venir assister à un cours de l'enseignant d'une autre discipline pour ensuite donner son retour, ressources en ligne. Le dispositif prévoit aussi la possibilité de faire traduire ou relire ses cours (par un organisme extérieur).

Le feedback des enseignants ayant bénéficié de cet accompagnement est positif. Il permet pour certains d'avoir pour la première fois une formation à l'enseignement à la pédagogie universitaire, même après 30 ans d'enseignement. Au-delà d'apprendre à enseigner en anglais, le dispositif permet d'engager une attitude réflexive sur la pédagogie à l'université, et a encouragé certains enseignants à revoir et repenser leurs pratiques pédagogiques dans leur discipline (notamment au niveau de l'interaction et du travail en petits groupes).

 

3. Vie du groupe de travail

a) Réflexion sur le format à adopter pour le GT

La réunion du GT du mois de mars lors du colloque permet souvent à de nouvelles personnes de découvrir le groupe, ce qui veut dire qu'elles ne peuvent pas avoir reçu ni lu d'éventuels articles envoyés par les responsables du GT au préalable. Ce format est intéressant mais serait donc plutôt à réserver pour la réunion du mois d'octobre.

On peut également penser à un format de réunion où certains membres font part d'articles pertinents pour le GT qu'ils auraient lu récemment, comme cela est le cas dans d'autres GT du GERAS.

 

b) Projet commun : dictogloss

Shona Whyte invite à faire le point sur le projet commun du dictogloss. Certains membres du GT ont déjà pu s'y essayer avec leurs étudiant.es. 

Les membres présents à la réunion souhaitant participer au projet font le point sur leurs avancées : Cédric Sarré pense être en mesure de réaliser la tâche au second semestre avec des doctorants en SHS. 

Sophie Belan a pu mener l'expérience avec des étudiants en LEA (logistique internationale). Malgré l'enthousiasme suscité par la tâche, elle indique que les résultats ont été décevants en termes de rétention. Shona Whyte fait part d'un constat similaire à partir du retour d'une collègue ayant également réalisé l'expérience.

Cédric Sarré et Catherine Colin émettent l'hypothèse que cela peut être dû au fait que les étudiants ayant participé n'étaient familiarisés avec l'importance de la phraséologie utilisée en anglais pour la recherche (les étudiants LEA, par exemple, ne connaissaient pas le format des abstracts). Le constat sera peut-être différent avec des doctorants, sensibilisés au préalable à l'importance de la phraséologie (et donc des formulaic sequences qui font l'objet d'une attention particulière dans l'exercice du dictogloss).

Shona Whyte rappelle que tous les documents nécessaires sont sur le Drive (protocole) et invite les membres intéressés à réaliser leur dictogloss avant la réunion d'octobre prochain.

 

c) Projet de publication

Cédric Sarré et Shona Whyte font le point sur le projet de publication d'ouvrage collectif faisant suite au séminaire "Teaching English for Specific Purposes" organisé à Galway lors du congrès ESSE (août 2016).

Le volume comprendra une douzaine de chapitre au total. Cédric et Shona sont satisfaits des propositions car les projets soumis balayent beaucoup de contextes et d'objets différents, même s'il s'agit principalement de milieux universitaires francophones. Shona et Cédric précisent que les auteurs des articles retenus seront sollicités pour relire un autre article du projet.

En ce qui concerne l'éditeur : conformément au projet de départ, c'est Research Publishing qui est retenu (open access). L'ouvrage serait tout de suite disponible gratuitement, avec possibilité d’avoir la version papier.

Calendrier : l'ouvrage devrait être fini fin mai, pour sortir au plus tôt en octobre 2017.

Pour le financement de la publication de l'ouvrage, Shona Whyte et Cédric Sarré vont solliciter des financements dans leurs établissements respectifs.

Ils rappellent que l'un des buts de cette démarche est de proposer un espace de publication pour le groupe de travail Didasp et de faire connaître les travaux du groupe.

 

d) Autre projet commun

Shona Whyte évoque l'idée d'un nouveau projet commun, une fois que le dictogloss sera terminé. 

La piste des corpus d'apprenants est évoquée (voir plus haut et annexe). Shona demande s'il est possible d'utiliser des corpus déjà existants (comme celui de Granger et Pacquot, par exemple). 

L'idée est également évoquée de compiler un corpus d'apprenants oral.

Autre entrée possible : corpus de English as medium of instruction (à la fois côté enseignants, et côté étudiants)

 

e) Prochaine réunion du GT : le 13 octobre 2017

Ana Laura Vega se propose pour faire une présentation sur la politique des langues de diverses universités françaises.

Aude Labetoulle suggère que lors de la réunion d'octobre soit prévu un temps de questions/réponses pour les doctorants (sur le même principe que les doctoriales du GERAS, mais plus axé pour les doctorants en didactique). Cédric Sarré et Shona Whyte donnent leur accord : Aude récupèrera les questions avant fin août et les enverra au groupe avant le 13/10 pour que les membres puissent y réfléchir.

 

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